Tu es venue, tu m’as levé d’entre des boues.
Je n’ai plus regardé que toi, soudain heureux
D’oser te rassurer, me rassurant moi-même.
Là, nous avons gagné un présent perpétuel.
Tu es le vent dans l’arbre, au matin la lumière,
La nuit même t’amène, une barque à la grève,
Les rames détendues, ton front rose et serein,
Et tes seins plus joueurs qu’entre eux des bébés phoques.
Sous les tendres assauts d’une caresse à goût
D’orchidée, de rosée, nos corps se réjouissent
Du mystère évident que la nuit nous renvoie.
Toutes les fleurs et tous les fruits nous appartiennent.
De l’un à l’autre, des mésanges plein la tête,
Nous élevons nos vies sous une paix d’étoiles.
Pierre Perrin, Finis litteræ
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