Les poèmes de Pierre Perrin [et quelques notes sur la poésie – XXème siècle]

Pierre Perrin, Les poèmes


Si le bonheur n’existe pas / Poème au poing, l’amour debout, / Nous ferons tout pour l’inventer.

La Mort à la gorge, quoi d’autre ?

Le corps d’un enfant mort, comme un bois mort, vomi par
La mer, jeté sur le rivage, aux bras tels deux I aux poings
Perdus, on ne peut pas dire qu’il dort, il ne se relèvera pas.
À trois ans, c’est fini, plus de jeux… Continuer la lecture

La Bourrasque inachevée

Je marchais seul. Mes deux mains essuyaient mon visage. Il y perlait une gelée violente. Un vent froid neigeait sur toute la campagne. J’avais quitté le village… Lire la suite

Lumière d’hiver, un sonnet

Il neige ; la saison accède à son sommet.
La terre engrange la douceur et des naissances
S’arc-boutent pour surgir… La suite [et autres sonnets]


La Flûte (andante), pour la soif…

Les reins fondus, sous la canicule, mais le cœur au clair, elle ruisselle entre les tympans, tandis qu’il s’élance en aveugle, avide, décapuchonné. Les seins en rase-mottes, soudain elle agenouille ses doigts très fins. Les lèvres s’amoncellent, les joues se gonflent. Les dieux se lèvent. Elle entame l’air du déluge, de la mort gagnée.… Savourer quelques plaisirs

Notre monde sans détour

Il a tué sa femme à petit feu, l’a dépouillée de tous ses biens. La maison, qu’elle avait sauvée (à peine enterrée, son odeur partout), il est revenu l’habiter. C’était le maître, en voleur matois, la réplique… Poursuivre la lecture

[Approche de la poésie]

Elle est la littérature, elle ne se réduit pas à un genre. Elle surgit le plus souvent où on l’attend le moins. Preuve de son prestige ou imposture suprême… Lire la suite

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