
Les
poèmes
[Vidéos marquées *]- À l’enfant
- À perte de monde
- Apocalypse
- Approche de la poésie
- Atelier [lu par M. Bertoncini]*
- Baudelaire, inédit chanté par Henri Franceschi
- Bonheur [le]
- Bourrasque inachevée [la]
- Celui qui vient à pas légers
- René-Guy Cadou
- Change [le]
- Cloison [la] [lu par C. Humbert]*
- Confiance [la]
- Couple moderne
- Criée de la conscience
- Crucifixion [chanté par Henri Franceschi*]
- Debout les morts [lu par P. P. vidéo 1,28 mm]*
- Douleurs muettes [chanté par Henri Franceschi*]
- Écart [L’]
- Élégie de l’avenir
- Éloge de la poésie
- Émile
- Enfant fou [l’]
- Évidence [l’] Lecture et musique par Bruno Lainé
- Éve quaternaire
- Femme aimée [la] chantée par Henri Franceschi*
- Firenze, inédit chanté par Henri Franceschi
- Force de l’ignorance [lu par C. Humbert]*
- Gestes absents [les]
- Gisant debout [lu par Pierre Perrin]*
- Haine en larmes [La], chanté par Henri Franceschi*
- Jeannot [le]
- Lumière d’hiver [lu par Véronique A.]*
- Marche à vie
- Métamorphose de la terreur
- Note sur l’écriture
- Parole éparse [la]
- Pendus avant l’aube [les]
- Jean Pérol [lu par P. Perrin, puis chanté par Henri Franceschi]*
- Plénitude [la]
- Poète [le]
- Poings lâchés comme des loups
- Précis pour une existence
- Présence de ma mère
- Prose pour un temps de mort
- Roule ma mère
- Rue hurle [la]
- Sève sous le gel [la]
- Silence fertile [le]
- Souvenir de Courbet
- Table [la] [chanté par Henri Franceschi]
- Tianan Men [hommage]
- Toussaint [la]
- Un amour de lumière [lu par Yohann Pardo, puis chanté par Henri Franceschi]*
- Un bruissement d’eau claire
- Une cécité visionnaire
- Une génération pour quoi ?
- Un poème bien tempéré
- Vers la plénitude
- Vie suspendue [La]
- Ville où d’autres vont mourir [La] mis en voix par Henri Franceschi
La ville où d’autres vont mourir
Un poème de Finis litteræ, 2024
Comment ne pas penser à Thomas Mann ?
Thomas Mann écrit cinq pages avant la fin de son récit : « La maîtrise de notre style est mensonge et duperie ; notre gloire, les honneurs qu’on nous rend, une farce ; la confiance de la foule en nous, ridicule à l’extrême ; l’éducation du peuple et de la jeunesse par l’art, une entreprise risquée qu’il faut interdire. » La Mort à Venise, 1911 [Pas de nom de traducteur, dans mon édition Fayard, 1971]
Le poème mis en musique par Henri Franceschi [juin 2025]
Sur l’iode à peine perceptible, des gondoles
Filent sur les canaux. Le touriste à la course,
Un Vénitien l’attrape, Américain en tête.
Que regardent-ils tous ? L’écran creuse les paumes.
On croirait les frontons des sculptures d’ivoire.
La beauté règne et les statues partout la portent.
Une lèpre au contraire effraie les fondations.
La gène le dispute à la munificence.
Un cormoran jaillit, une sole au bon bec.
Il l’ajuste. Elle crie. Il l’engloutit, replonge.
La ville, amour, connaît ses ponts et ses ruelles.
Des paumes vertes, bleues tressaillent de caresses.
La langue et la lagune embrassent l’infini.
La lagune verra périr la langue et l’homme.
Pierre Perrin, Finis litteræ, Possibles hors-série, 2024
et 12 entrées choisies
trimestrielle
